Le tsar et la tsarine en France (1896)
“ HOMMAGE AU TSAR Mille jumelles cherchent à voir l'Empereur, puis retombent; il est trop loin. Il frise le front de l'armée, dans le salut joyeux des musiques, le roulement lourd des sourds tambours, l'appel aigu des trompettes, — et de ces foules, cependant, aucun bruit ne monte. Ce grand peuple rouge, on le dirait pétrifié. Respire-t-il ? Aucun cri, aucun vivat, pas même un souffle. Et le Tsar passe, défile, regarde; rêve, se demande si ces hommes qu'on dirait morts, glacés à leurs rangs, sont de notre race furieuse. Cette force qui ne bouge pas, ce silence qui retient l'orage l'émeuvent... ”
