Adrien Marx,
Les souverains à Paris
(1868)
“ De chaque côté de la voie, une haie de chasseurs à pied, en grande tenue, se tenait prête à présenter les armes au commandement des chefs, et deux orchestres militaires dissimulés dans les coins opposés de la nef épiaient le moment où le train impérial serait signalé pour entonner l'hymne national de Russie. L'attitude réservée et silencieuse de cette multitude chamarrée de soie et d'or contribuait à donner à cette solennité un caractère des plus imposants, et l'on voyait bien, à l'air recueilli et compassé du plus grand nombre, qu'on n'attend pas un czar à Paris tous les jours ! ”
