Reine des Belges

Définition et enjeux

Gustave Oppelt Galerie historique, généalogique et biographique des souverains européens et originaires de l'Europe… (1865)

La reine des Belges était depuis longtemps souffrante. Sa maladie n'avait pris un caractère aigu et alarmant que depuis quelques semaines. Elle était pourtant grave, et remontait à ces premières et douloureuses impressions qui, à l'époque de la mort de son frère le duc d'Orléans et de sa sœur la princesse Marie, commencèrent pour la reine des Belges cette série d'atteintes déchirantes où sa délicate nature et sa vive sensibilité durent à la fin succomber. « Les maux du corps ne sont rien ! »
Source : Gallica

Godefroid Revue des Deux Mondes

Furnes, où le roi avait établi son quartier général, était devenue la capitale provisoire de la Belgique entière, comme Memel le fut de la Prusse aux jours sombres qui suivirent la bataille d’Iéna. Et comme alors la reine Louise, ainsi de nos jours, on vit la jeune reine des Belges, âme vaillante dans un corps frêle, s’associer aux épreuves et aux luttes de son époux, et communiquer à la nation entière sa confiance dans l’indéfectible avenir de la patrie.
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Revue des Deux Mondes

Hâtons-nous de dire que la mort de la reine des Belges ne saurait être pour nous un de ces événemens étrangers ; elle nous frappe comme un deuil national. La reine Louise, assise sur un trône à peine élevé au lendemain d’une révolution, n’avait pas peu contribué à le raffermir en y donnant l’exemple d’une vie pleine de vertus. Sa douce et modeste influence s’était associée à la sagesse consommée du prince dont elle était devenue l’épouse, pour attacher le peuple belge à la jeune dynastie
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