Résumé

A.-Pierre Leroux Chansons politiques et philosophiques (1849)

Viens, que ton âme en remontant vers Dieu Frémisse encor sous un baiser d'adieu.
Que dis-je?. Meurs !. ce monde est un abîme Ouvert au pauvre. Eh! pourquoi vivrais-tu, Quand parmi nous l'indigence est un crime, Et qu'un peu d'or nous tient lieu de vertu?
Fuis-le, ce monde où sans guide on s'égare, Monde étranger aux nobles passions, Cercle d'erreurs et de déceptions, Dans ses penchants moins généreux qu'avare.
Viens, que ton âme en remontant vers Dieu Frémisse encor sous un baiser d'adieu.
Source : Gallica

A.-Pierre Leroux Chansons politiques et philosophiques (1849)

Sous d'autres cieux la liberté plus fière Relève un front que ton glaive a blessé ; Le nouveau monde a planté sa bannière, Ton sceptre tombe et ton règne est passé !
1844,
ÉVIDENCE DU PROGRÈS
AIR : Lionne, défends tes petits.
Viens, grand docteur, de la théologie Viens m'expliquer les curieux secrets ; Viens, dépouillé de fraude et de magie : Mon cœur est pur et mes vœux sont discrets.
Ce triple Dieu que le vulgaire adore N'en est pas un! du moins je le prétends; Dieu dans son œuvre est immuable encore, Le progrès marche appuyé sur le temps.
Source : Gallica

A.-Pierre Leroux Chansons politiques et philosophiques (1849)

De son idole ajournant la conquête, D'un autre règne il accepte le don ; Mais sous le sceptre il courbe en vain la tête, Le plomb mortel glisse encor sur son front.
Sur le duvet l'inutile indolence Pour ses plaisirs rêve un larcin nouveau, Et du malheur dérobe la substance ; 0 vérité ! prête-moi ton pinceau.
Au peuple encor la puissance fatale Force le pauvre à mourir chaque jour; De son cadavre elle enrichit la dalle Qui de la Morgue anime le séjour !
Le peuple, hélas! octroyant son bien-être, D'un maître encore étayant le tréteau, Tombe au scalpel s'il échappe au salpêtre.
Source : Gallica

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