Résumé

Napoléon Peyrat L'arise : romancero religieux, historique et pastoral (1863)

Dieu, le Seigneur des cieux, quand il eut créé l'ange, Créa l'âme, ange aussi, mais d'un moins pur mélange.
Or, dans l'Eden s'élève un dôme de saphir D'où l'essaim des esprits, au soufïle du zéphyr Erre dans les bosquets dont l'ombre les convie, Sur les bords murmurants des cascades de vie Où, près de l'Innocence au calice de miel, S'épanouit l'Amour, cette rose du ciel.
De leur migration cependant l'heure sonne ; Du ciel, le Seigneur montre à l'âme qui frissonne Le monde, son exil. « Ah! le ciel est si beau, Dit l'âme gémissante, et pourquoi ce tombeau ! »
Source : Gallica

Napoléon Peyrat L'arise : romancero religieux, historique et pastoral (1863)

C'est par cette porte qu'il espérait se jeter dans le Mas d'Azil. Dusson demeure triste et pensif; il s'arrête au point où le Solatari se courbe en arc sur le torrent; là, le rocher projette un contrefort anguleux. Debout, comme sur un cap escarpé, le chef, d'un œil inquiet, sonde l'abîme obscur; puis, le montrant à ses soldats: « C'est ici, dit-il, qu'il faut
descendre ! » C'est un précipice à pic d'environ cent cinquante pieds, et tombant de ressauts en ressauts dans l'Arise, qui sort en tumulte de la caverne.
Source : Gallica

Napoléon Peyrat L'arise : romancero religieux, historique et pastoral (1863)

La nuit, les monts, les bois, les brises de l'aurore Ne m'entretiennent plus de l'époux que j'adore !
Tout est triste et désert, et ce monde si beau Ce monde sans Jésus n'est qu'un morne tombeau Seigneur, prénez pitié, voyez ma vie amère !
J'instruirai de mes maux votre divine mère !
Vierge!. mais non, ô Mort, viens! sépulcre béant.
Reçois-moi ! que je dorme en ton gouffre, ô néant!
Qu'entends-je? dans la nue un tonnerre murmure ?
Un éclair resplendit dans l'épaisse ramure!
Un Esprit vient à moi dans l'orage ! Est-ce vous Ou votre ange fidèle, ô mon céleste époux ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature