Léon Valéry, Heures intimes, par Léon Valéry (1860)
“ Mais l'Océan, quand on l'affronte , C'est l'allier coursier que l'on dompte , Et qui rompt le frein sous sa dent ! C'est le lion , plus fier encore, Que rien n'apaise et qui dévore La main du gardien imprudent ! Oh ! l'Océan ! quand on l'enchaine , Il faut le voir ! sous son haleine , Tout bouillonne, écume, frémit; Et sous les coups de l'onde amère, Ainsi qu'un obstacle éphémère , Croulent les remparts de granit ! Mais en vain il rugit, il gronde : Prodige d'une ère féconde ! Désormais l'abîme a reçu La digue à la base invisible ”
