F. de Montherot, Mémoires poétiques, événements contemporains… (1833)
“ La seconde raison contre le sérieux, C'est que m'en abstenant je me porte bien mieux ; J'aime fort les beaux vers, je n'aime pas la fièvre, C'est pourquoi de beaux vers prudemment je mesèvre; Qu'on s'enfièvre pour moi! qu'une féconde ardeur Dévorant le poète, épargne le rimeur: Qu'elle enflamme le pouls de Voltaire ou d'Alphonse : Elle est bonne pour eux : mais pour moi j'y renonce; Et s'il me faut choisir je prendrai pour mon lot Les vers et la santé du robuste Ancelot : Ni lui ni moi n'irons au Temple de Mémoire; Soixante ans de santé valent mille ans de gloire! ”
