Gérard d’Houville,
Revue des Deux Mondes
“ Parce qu’elle est son cœur, parce qu’elle est son âme, Et qu’il vient à son tour, en abritant la flamme, Sur son lit se pencher. Celui qui déroulant tes voiles amarante, Te rend ta jeune grâce et tes yeux pleins de jour. Ô Psyché qui jadis ferma ton aile errante, Papillon réveillé, vole à ta fleur vivante, Reconnais ton Amour. L’Amour vainqueur du temps, des astres et des nombres Qui, tenant ton cher corps entre ses bras couché, D’un grand vol sans rival t’enlève enfin dans l’ombre, Jusqu’au plus haut d’un ciel voluptueux et sombre Pour toujours, ô Psyché ! ”
