Jacques Debout, L'âme du feu : poèmes de guerre et d'après… (19..)
“ Seigneur ! puisque la France aura sauvé le monde, Permettez qu'elle soit la grande Nation, Nul n'a tant voué d'âme à la mort qui féconde, Et nul n'a tant saigné pour la rédemption. Et vous que chaque jour fait plus vivants encore, Parmi les Te Deum, la prière et les fleurs, Lorsque s'inclinera le drapeau tricolore, On vous verra frémir, ô Morts, dans ses couleurs ! Près du sol, frangé d'or, c'est votre sang qui bouge ; La blancheur en jaillit, tellement il est pur, Elle évoque le ciel, et le baptême rouge A lavé la Patrie et reconquis l'azur. ”
