Résumé

François Barrillot La mascarade humaine : satires de moeurs du XIXe siècle… (1863)

Oui, malheur à celui qui porte un cœur taré !
N'ayant jamais aimé, n'ayant rien vénéré, Il ne frémira pas d'extase à ce mot : J'aime !.
Aimer, c'est s'élever jusqu'à l'Être suprême I Et l'on ne monte à Lui qu'animé par l'amour.
Le vice c'est la nuit, la vertu c'est le jour.
Jeunes filles, cœurs purs parfumés d'innocence, Si belles d'avenir en votre adolescence,
Qui portez dans vos yeux l'azur du firmament,
Gardez votre pudeur. Si votre cœur aimant Un jour s'épanouit, comme une fleur céleste, Aux rayons de l'amour, que la pudeur vous reste !
Source : Gallica

François Barrillot La mascarade humaine : satires de moeurs du XIXe siècle… (1863)

LE POÈTE.
Marraine, asseyez-vous sur votre blanc sopha Et causons ; si quelqu'un met l'oreille à la porte,
Nous ne lui dirons pas : que le diable t'emporte !
Un jour Polichinelle ainsi m'apostropha: Ce bonhomme de bois n'y va pas de main morte, Celui qui passe là, c'est le vieux Gambillot, Le Méphistophélès plus grêlé que Veuillot : C'est un drôle de sir, un bon à pas grand'chose Qui vit sous sa laideur fleurir plus d'une rose.
Pour corrompre sa foi l'or étincelle en vain ; Que ne résiste-t-il aux chauds baisers du vin Comme il sut résister aux baisers de la femme !
Source : Gallica

François Barrillot La mascarade humaine : satires de moeurs du XIXe siècle… (1863)

Elle est si gangrénée et si cadavéreuse, Le chancre a tant rongé sa carcasse véreuse, Qu'à moins d'un grand miracle, et comment l'espérer ?
H sera malaisé de la régénérer.
POLICHINELLE, se levant, prenant la main de Triboulet et lui montrant le ciel étoile.
On ne plaisante pas devant ce ciel immense Où l'étoile s'achève, où le ciron commence; Où des globes obscurs, inondés de soleil,
Promènent devant Dieu leur nuit et leur réveil ; On plonge sa pensée, ainsi qu'un jet de flamme, Dans l'infini de qui le créateur est l'âme.
Source : Gallica

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