François Barrillot, La mascarade humaine : satires de moeurs du XIXe siècle… (1863)
“ Oui, malheur à celui qui porte un cœur taré ! N'ayant jamais aimé, n'ayant rien vénéré, Il ne frémira pas d'extase à ce mot : J'aime !. Aimer, c'est s'élever jusqu'à l'Être suprême I Et l'on ne monte à Lui qu'animé par l'amour. Le vice c'est la nuit, la vertu c'est le jour. Jeunes filles, cœurs purs parfumés d'innocence, Si belles d'avenir en votre adolescence, Qui portez dans vos yeux l'azur du firmament, Gardez votre pudeur. Si votre cœur aimant Un jour s'épanouit, comme une fleur céleste, Aux rayons de l'amour, que la pudeur vous reste ! ”
