Samuel-Henry Berthoud

Résumé

Samuel-Henry Berthoud Le jeune artiste (1845)

Ribeira ne cacha point l'impression qu'avait produite sur lui la beauté de doua Giuseppa, et à trois mois de là, le mariage de Josef et de la jeune fille se célébra avec une pompe dont s'émerveilla toute la ville de Naples. On remarqua parmi les détails de cette fête presque royale et à laquelle assista le vice-roi, une petite fille de deux ans qui conduisait en lesse un magnifique chien épagneul pour lequel on avait placé dans l'église, aux pieds mêmes de la mariée, un coussin de velours cramoisi, bordé de crépines d'or. Le chien s'y blottit paisiblement
devant sa nouvelle maîtresse.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Le jeune artiste (1845)

Naples était alors une province d'Espagne ; tous les grands seigneurs qui s'y rendaient en parties de plaisir, et le vice-roi, comte de Monterey, qu'il appelait son Mécène, et Philippe enfin, si passionné pour les beaux-arts, comblèrent à l'envi Ribeira de commandes richement rétribuées. L'étudiant déguenillé des rues de Rome devint bientôt le plus opulent, le plus somptueux des artistes, l'égal des grands et des princes. Il ne sortait jamais qu'en carrosse, circonstance qui formait, il y a deux siècles, les limites du luxe et de l'ostentation.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Le jeune artiste (1845)

Un moine.
Lorsque les enfants virent le jeune garçon dans la rivière, luttant contre la violence de l'eau et cherchant à sauver le chien, ils oublièrent leur querelle et leur animosité pour ne plus s'occuper que du drame qui se passait devant leurs yeux, et dont l'étranger était le héros principal.
Le chien, immobile et les pattes en l'air, flottait au hasard sur le dos, entraîné par le courant; tantôt il se jetait contre les pointes du rocher, qui repoussait avec fracas les flots brisés par ces masses inabordables pour le nageur
Source : Gallica

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