Résumé

Gustave Gobert La vénerie : colonie de vacances et école de plein air à Signy-l'Abbaye… (1945)

En avant du pavillon central s'étend, en pente douce, une vaste prairie : au fond de la vallée, des maisons aux couleurs vives enfouies sous la verdure dénotent la présence de Signy-l'Abbaye ; l'œil se pose jusqu'à l'horizon sur une ceinture de monticules garnis de pommiers.
Les pommiers sont les rois du pays : au printemps, ils embaument, quand mai pose sur leur tête arrondie une couronne de fleurs roses et blanches ; le poète pourrait, en septembre, les chanter comme il fit de ceux de Normandie :
L'automne vient qui les effeuille.
Source : Gallica

Gustave Gobert La vénerie : colonie de vacances et école de plein air à Signy-l'Abbaye… (1945)

A tout cela, il faut ajouter les dépenses d'alimentation et d'entretien qui se renouvellent et... augmentent chaque année. Le grand air aiguise les appétits et l'on peut dire que le petit monde de « La Vénerie » dévore. Au début du séjour à la Colonie, chaque enfant demande un kilo de pain par jour pour être rassasié et la fourniture du boulanger s'est élevée pour une saison jusqu'à 5.716 kilogrammes. « La Vénerie, mais c'est un gouffre », disait un commerçant de Signy-l'Abbaye. Oui, c'est un gouffre, mais un gouffre qui demande à être alimenté sans cesse.
Source : Gallica

Gustave Gobert La vénerie : colonie de vacances et école de plein air à Signy-l'Abbaye… (1945)

C'est une question grave qui non seulement peut engager l'avenir de toutes ces organisations, mais qui dépasse de beaucoup le cadre des Colonies de Vacances. De bons esprits estiment que la tâche de veiller à la santé des enfants devrait incomber à l'Etat au même titre que celle de leur instruction ; ils pensent qu'en ce domaine l'Etat ne devrait plus s'en remettre à la charité et à l'initiative privées, mais qu'il devrait en faire un service public comme celui de l'enseignement, en prendre toutes les responsabilités et en assumer toutes les charges.
Source : Gallica

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