Résumé

Assemblée générale de la Société de patronage et des fondateurs de la colonie de placement pour les jeunes détenus… (1845)

Tout en applaudissant a la pensée de fonder des colonies pour les enfants de la classe malheureuse, pensée que nous avons émise nous-même dans un rapport lu en 1836, nous avons cru cependant que les jeunes détenus, qui eux aussi font partie de la classe pauvre, réclamaient la priorité par l'excès de leur misère, et plus encore par l'excès des maux dont la société est menacée, si on ne s'applique a les détourner de la pente du vice et du crime.
Source : Gallica

Assemblée générale de la Société de patronage et des fondateurs de la colonie de placement pour les jeunes détenus… (1845)

Si la génération actuelle se ressent de l'abandon où se trouvèrent, à une autre époque, les enfants qui sont arrivés maintenant à l'âge d'homme; s'ils font durement expier à la société , par leur perversité , le peu de soin qu'elle prit de les arrêter de bonne heure sur le penchant du crime, la génération qui vient sera plus favorisée, et n'aura pas , du moins , à nous reprocher de n'avoir pas songé à l'amélioration et à l'avenir de cette jeunesse orpheline ou délaissée qui n'a rien à attendre des enseignements de la famille.
Source : Gallica

Assemblée générale de la Société de patronage et des fondateurs de la colonie de placement pour les jeunes détenus… (1845)

Pour nous, Messieurs, nous vous avons prouvé que les obstacles de tout genre ne nous effrayaient pas; nous sentons bien que la tâche sera d'autant plus lourde, que le nombre des enfants sera plus considérable ; mais, laissant de côté tout intérêt personnel, guidé et animé par le bien que nous pouvons faire, nous avons foi et espérance dans l'avenir. Nous avons rencontré trop de sympathies pour que le Gouvernement ne nous soutienne et ne nous encourage pas.
Source : Gallica

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