Résumé

William Martin L'art de penser, mis en leçons pour les enfants (1843)

Elisa crut que la montre était vivante.
Mme STANOPHE. — Oui, mon fils, mais votre soeur est une toute petite fille ; et elle ne peut, encore rien savoir. Vous, vous savez qu'une montre n'est pas vivante.
ROBERT. — Mais elle paraît se mouvoir d'elle-même.
Mme STANOPHE. — Non, Robert : une montre, pas plus qu'une rose ou qu'un caillou, ne peut se donner le mouvement; elle a besoin d'être montée avec une clef; et, dans l'intérieur de la montre, il y a un ressort qui fait tourner toutes les roues.
ROBERT. — Maman, une montre, je crois, est beaucoup plus parfaite qu'une rose ou qu'un caillou.
Source : Gallica

William Martin L'art de penser, mis en leçons pour les enfants (1843)

A la vue des peines et de l'affreux désespoir auxquels était en proie un vrai serviteur de Jésus - Christ, Vincent s'écrie avec l'accent d'une vive pitié : « Mon Dieu, épargnez votre serviteur, et faites tomber vos coups sur moi ! » Sa prière est exaucée. Tel qu'un pilote généreux, qui se précipite avec un nouveau courage au milieu des dangers lorsqu'il vient d'arracher une première victime à la fureur des flots, Vincent, qu'enflamme le succès de son héroïque charité, court au-devant de toutes les infortunes. Il ne connaît qu'un bonheur, celui de se sacrifier aux malheureux.
Source : Gallica

William Martin L'art de penser, mis en leçons pour les enfants (1843)

Il n'est pas une pensée grande et sublime, il n'est pas un sentiment pur et généreux, il n'est pas une vérité enseignée par la sagesse, qu'on ne puisse lire dans les yeux d'une mère. Depuis la création de l'homme le regard maternel a été un livre ouvert pour le sage. En consultant les vives lumières du saint amour qui brille dans les yeux d'une mère, le sage laisse bien loin derrière lui les enseignements de la science.
Toute la nature nous donne des leçons : et la terre, et l'air, et les cieux.
Source : Gallica

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