Paul Stevens

Résumé

Paul Stevens,  Fables

“ « À la porte, le rustre !... Eh ! vite qu’on le mène
« Au Tibre et qu’on l’y jette !... Oh, l’infâme manant !... »
Cria le peuple entier hurlant, vociférant.
— « Oui-dà ! reprit le rustre, est-ce ainsi qu’on adjuge
« La palme aux sots ?... tenez, pauvre peuple romain,
« Regardez ; votre mime est-il plus marcassin
« Que celui-ci ?... voyons... saluez votre juge ?... »
Si contre vous jamais le peuple est prévenu,
Poète ! seriez-vous un Homère, un Virgile,
Vous vous verrez sifflé, bafoué, méconnu,
Et vos vers les plus beaux seront du vrai Bathile.
”
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Paul Stevens,  Fables

“ Sur le trou du rustique où croissait en paix l’herbe.
Voilà le campagnard qui, pour fêter ce jour,
Fait l’empressé, va, vient, et trotte, et saute, et court,
Portant en un mot sur la nappe,
Morceau par morceau, brin par brin,
Tout son garde-manger ; du vieux lard, du raisin
Et des noix pour dessert, en épiant sous cape
Si, sur le front hautain de son fier compagnon,
Un geste d’admiration
Ne le remercîra du luxe qu’il étale.
”
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Paul Stevens,  Fables

“ Il faisait nuit. C’était l’heure où chacun repose :
Les oiseaux dans leurs nids, les hommes sous leurs toits.
Le coq, suivant son habitude,
Sur un arbre dormait perché.
Dans cet arbre creusé par la décrépitude
Le chien s’était aussi couché.
”
Source : Wikisource

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