Résumé

Yacoub Artin Pacha Contes populaires du Soudan égyptien… (1909)

« Je ne connaissais pas encore ce décret du grand prophète », dit le corbeau en tournant la tête ostensiblement du côté du désert.
« Que regardes-tu là avec tant d'attention, mon ami? » demanda le renard.
« Je vois venir par là un homme suivi de son chien » dit le corbeau.
« Eh bien, dit le renard, au revoir et que Dieu te protège ».
« Pourquoi t'en aller si tôt, reprit le corbeau. Si la paix est faite, l'homme et son chien ne te feront aucun mal ».
Source : Gallica

Yacoub Artin Pacha Contes populaires du Soudan égyptien… (1909)

Le cinquième jour, il se coucha aux pieds de la femme qui tenait le chevreau à la main, elle lui en servit de sa propre main, morceau par morceau. Ayant mangé le tout le lion posa sa tête par terre, la femme la lui releva, la posa sur ses genoux et commença à jouer avec ses moutaches; finalement elle les lui frisa.
Au matin elle alla conter le tout au sage magicien, qui lui dit : « Ma sœur, ni moi ni personne, nous ne pouvons plus rien pour toi : après ce que tu viens de faire, regagner les grâces d'un mari ne peut être qu'un jeu d'enfant pour toi. Vas en paix! ».
Source : Gallica

Yacoub Artin Pacha Contes populaires du Soudan égyptien… (1909)

Les Dinka virent de loin à l'horizon le flamboiement de l'incendie ; ils allèrent vers la forêt avec des pots et autres ustentiles et ramassèrent le bois incandescent qu'ils rapportèrent au village.
Et, à présent, lorsqu'un homme est faché après son chien et veut le battre si quelqu'un se trouve dans les environs, il lui dit : « Ne bats pas ton chien ! Est-ce que ce n'est pas lui qui a porté le feu, le feu au moyen duquel tu manges de bonnes choses ! »
Source : Gallica

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