Léon de Rosny

Léon de Rosny

Résumé

Portrait de Léon de Rosny Léon de Rosny Variétés orientales (1868)

Je m’arrêterai là : si j’avais voulu aller plus loin, j’aurais dû commencer plus avant, car la fable du Corbeau, sa Femelle et le Serpent noir n’est elle-même qu’une portion d’une fable qui en intercale toute une série dans son cadre étendu, de même que celle que nous venons d’analyser renferme la fable du Lion et le vieux Lièvre.
L’originalité et les traits de mœurs que l’on rencontre dans l’Hitopadésa en font une lecture attrayante et instructive pour ceux qui prennent intérêt aux croyances religieuses, à l’histoire, aux coutumes des nations indiennes.
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Portrait de Léon de Rosny Léon de Rosny Variétés orientales (1868)

En lisant une fable de La Fontaine, par exemple, on est agréablement surpris par un dénoûment subit qui ne se fait jamais attendre, et l’on est tenté de regretter cette brièveté même qui est un des charmes innombrables des pièces du poëte français ; le moraliste indien, tout au contraire, dans ses apologues, vous conduit lentement, par les chemins sinueux d’un interminable labyrinthe, vers un but que la masse des détails a fait prévoir depuis longtemps.
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Portrait de Léon de Rosny Léon de Rosny Variétés orientales (1868)

Le seigneur lion avait accepté la proposition, et la promesse de la gent animale avait été ponctuellement tenue, lorsqu’enfin le jour d’être mangé vint pour un vieux lièvre, intelligent, rusé et persuadé que l’on n’obéit à celui que l’on craint que parce qu’on tient à la vie, et que, si l’on doit mourir, il importe peu de montrer de la soumission.
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