Résumé

O. Baratieri,  Revue des Deux Mondes

“ Prenons bien garde que dans un conflit, quel qu’il soit, avec l’Abyssinie, et sur n’importe laquelle de ses frontières, même la plus éloignée, l’occupation du Harrar, n’y employât-on que des forces médiocres, constituerait une puissante diversion et suffirait à paralyser, par un simple effet moral, une partie des forces ennemies : parce que, du Harrar, des routes qui n’offrent pas de grandes difficultés permettraient de menacer directement le Choa et de prendre à revers la concentration des forces abyssines, principalement sur les frontières occidentale et septentrionale. ”
Source : Wikisource

O. Baratieri,  Revue des Deux Mondes

“ Aussi comprend-on que l’Angleterre fût résolue à tout, même à une guerre terrible, et que cette guerre fût populaire au-delà de la Manche, indépendamment de toute considération de droit, et plutôt que de consentir au double dommage matériel et moral dont il y allait pour elle. Le droit, en Afrique, est très élastique, parce qu’il y manque le fondement de tout droit : tout y dépend de la force, des convenances, des accords réciproques des États européens, au fur et à mesure que s’étendent les conquêtes effectives, ou selon que le commandent les nécessités du moment. ”
Source : Wikisource

O. Baratieri,  Revue des Deux Mondes

“ L’Abyssinie domine comme une immense forteresse naturelle le bassin supérieur du Nil et les bassins de l’Ouébi et du Ganana ; elle constitue une base d’opérations sûre et un sûr refuge pour toute razzia ; et, d’autre part, les habitudes ont leur origine dans le caractère belliqueux, mobile, agressif du peuple ; dans les besoins qu’il s’est créés et qu’il a consacrés par sa législation et par ses croyances ; dans l’existence errante et batailleuse que lui ont faite tant d’insurrections et de luttes intestines ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature