Amélie Chevalier, Les voyageuses au XIXe siècle
“ La vallée du Sobat est beaucoup plus attrayante que le cours du Nil Blanc. Ses vastes pâturages, peuplés de troupes d’autruches et de girafes, s’étendent jusqu’aux limites extrêmes de l’horizon ; des éléphants errent librement dans ces plaines fertiles, et descendent le soir au fleuve pour s’y désaltérer. Les voyageuses prolongèrent pendant des semaines leur séjour dans cette vallée heureuse, et de là reprirent le Nil jusqu’au lac Nu, où il reçoit la masse énorme des eaux du Bahr-el-Ghazal avant de tourner brusquement vers le midi. ”
