Jean de Pontevès de Sabran, L'Inde à fond de train : avec une carte itinéraire… (1887)
“ Au réveil, une brume humide et tiède a succédé à l'atmosphère silicieuse : changement de décors. A droite, une forêt de cocotiers dresse ses plumets verts dans les nues; à gauche, le sol noir est pommelé de flaques d'eau, dont les surfaces miroitantes sont peuplées de hérons ; un peu partout, des haies de cannes à sucre quadrillent les parties du terrain moins marécageuses. Ce sont les salins de Bombay : je touche au but. A huit heures, après avoir salué la nappe bleue de l'océan Indien tout ensoleillé, notre train entre bruyamment dans une sorte de serre où il s'arrête ! ”
