Amou-Daria

Définition et enjeux

P. Gault Revue des Deux Mondes

L’Amou-Daria, ou plutôt l’Amou (car Daria veut dire fleuve) , s’étend large comme un bras de mer, roulant ses eaux avec un bruit sourd entre des rives argileuses qu’il ronge sans cesse, et son eau s’épand dans ce large lit entre des îles basses, couvertes de roseaux et de tiges frêles de réglisses.
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Portrait de Guillaume Capus Guillaume Capus A travers le Royaume de Tamerlan… (1892)

Partout le sol est saturé de sel. Au sortir du défilé, la route tombe dans une plaine étendue, celle de l'Amou-Daria. Mais l'horizon reste caché par la brume jaune et chaude, et pas de campement, si ce n'est là-bas au loin, bien loin, un filet gris de fumée verticale. Enfin, après avoir fait environ 50 verstes, nous atteignons les salkis 1 des Turcomans de Yakab-ata, une oasis qui nous sembla magnifique, avec de beaux arbres fruitiers : amandiers, abricotiers, pêchers en fleurs, et des cultures sur un sol salin sillonné déjà des aryks dérivés de l'Amou.
Source : Gallica

Félix de Rocca De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)

Entre Karakoul et Hodja-Daoulet, et plus loin vers les rives de l'Amou-Daria, s'étend une contrée désolée, morte. Les sables mouvants, envahissant les cultures, les jardins et les villages, ont étouffé la végétation et chassé les habitants. Lentement, avec une force irrésistible sous la poussée des vents, les dunes montent à l'assaut des petites oasis que les derniers canaux dérivés du Zarafchan faisaient vivre, naguère.
Source : Gallica

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