Résumé

P. Gault Revue des Deux Mondes

La route coupe la steppe dénudée côtoyant le fleuve qu’elle domine.
L’Amou vous apparaît coulant lentement ses eaux entre des collines de sable et d’argile, au milieu desquelles il a creusé son lit. En érodant les collines, il a formé çà et là des plages humides que la végétation arbustive a envahies. Ajoutez-y des surfaces basses où l’on peut creuser des fossés amenant l’eau du fleuve, tels sont les endroits irrigables, les seuls lambeaux d’oasis que l’on rencontre sur la route jusqu’à Pitniak, sur la rive occidentale du fleuve.
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P. Gault Revue des Deux Mondes

Au pied du mausolée est une source d’eau salée, et c’est jusqu’au lac, jusqu’à cette eau venant du fleuve par infiltration, que les hommes vont prendre l’eau pour faire le thé.
On continue la route marchant vers l’ouest, vers Kip’chak, où l’on doit trouver une barque sur l’Amou pour atteindre Tchimbai.
C’est un pays désolé. Pas d’arbres, à peine quelques tamaris ; un sol granitique. A l’horizon, au-delà de cette nappe d’eau que nous côtoyons, la verdure des oasis de Bii-Bazar se dessine sur le gris du ciel. Quel triste pays ! Au grand trot, donc !
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P. Gault Revue des Deux Mondes

Par une belle après-midi, le train me déposa à Tchardjoui, aux bords de l’Amou-Daria. C’était en mai. Rien ne vaut un beau ciel d’Asie, plein de lumière, et une bonne chaleur bien sèche, pour disposer le voyageur aux longues chevauchées à travers la steppe, aux dures fatigues des longues routes que l’on supporte joyeusement.
Le fleuve est là, tout près, un grand fleuve à l’eau jaune, coulant entre des rives basses.
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