Résumé

Portrait de Léon Lefébure Léon Lefébure Étude sur l'économie rurale de l'Alsace (1869)

Si le cultivateur ne craint pas d'inonder son champ de ses sueurs, s'il va jusqu'à la prodigalité dans la distribution du travail, c'est qu'il est tout pour sa terre, à la fois propriétaire, exploitant et ouvrier; il sait qu'il travaille pour lui, pour ses enfants, il ne compte pas sa peine et n'épargne rien de ce qu'il a pour rendre son champ plus productif : car à lui seul reviennent les trois grandes parts du produit brut: les salaires, la rente du sol et le profit de l'exploitant.
Source : Gallica

Portrait de Léon Lefébure Léon Lefébure Étude sur l'économie rurale de l'Alsace (1869)

Pour l'agriculture, au contraire, comment veut - on qu'elle supplée au manque d'eau ? Par quoi pourrait-elle remplacer jamais les masses d'eau que le sol perméable et le climat du pays exigent pour ses prairies ? En la privant des irrigations, c'est sa richesse même que l'on atteint ; c'est la fertilité de ses terrains qu'on attaque ; ce sont ses récoltes que l'on diminue au moment même où on la presse de les accroître et de les varier pour mieux supporter la concurrence étrangère et pouvoir l'emporter sur ses voisins.
Source : Gallica

Portrait de Léon Lefébure Léon Lefébure Étude sur l'économie rurale de l'Alsace (1869)

L'Alsace peut faire mieux à ce dernier point de vue que l'Angleterre, grâce à son sol, à son climat et à ces chaudes haleines, que le vent saharien lui apporte au printemps et à l'automne, et qui permettent, sur une grande échelle, la culture de la vigne avec celle des plantes industrielles les plus précieuses. Elle s'en trouve bien, puisqu'elle est arrivée à dépasser l'Angleterre et la Saxe pour la valeur de sa production brute; mais
a-t-elle fait les mêmes efforts que l'Angleterre et la Saxe?
Source : Gallica

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