Eugène de Fauque de Jonquières

Eugène de Fauque de Jonquières

Résumé

Portrait de Eugène de Fauque de Jonquières Eugène de Fauque de Jonquières Poésies d'un marin (1911)

Il se tut. Et soudain, sur l'horizon vermeil, Dans le ciel calme et pur, apparut le Soleil. L'astre roi s'élevant comme un heureux présage Inonda le Bosphore et tout le paysage, Le port et le palais, oeuvre de Constantin, El l'Empereur pensif des rayons du matin. Julien dans ses nerfs sentit passer un spasme D'indicible bonheur, d'orgueil, d'enthousiasme Sous les ardents baisers d'Hélios, de son dieu, El tendant ses deux mains vers le globe de feu :
— Phébus ! toi l'auteur de la vie, Dont la bienfaisante chaleur Au rire, à l'amour nous convie Source de joie et de bonheur !
Source : Gallica

Portrait de Eugène de Fauque de Jonquières Eugène de Fauque de Jonquières Poésies d'un marin (1911)

Nos deux natures se ressemblent intimement par beaucoup de points. Dans la pièce qui m'est dédiée, vous le constatez, et avec une affection dont je suis touché plus que je ne puis dire. Oh! comme vous avez raison ! Tant de choses dans la vie nous aurons tous deux aimées avec la même passion ardente : l'océan, le ciel bleu, « le Dieu Hélios dardant ses grands rayons de feu », la beauté, l'amour, — et là-bas, sur l'autre versant du monde, l'île enchantée dont nous n'avons, ni vous ni moi, oublié « la langue harmonieuse »
Apprise aux doux baisers d'une lèvre amoureuse.
Source : Gallica

Portrait de Eugène de Fauque de Jonquières Eugène de Fauque de Jonquières Poésies d'un marin (1911)

Ce n'est pas pour l'amour que mon coeur et mes sens
Brûlent sur les autels leur plus pieux encens ;
Non, le rêve entrevu qu'à travers toutes choses,
La nature, les arts, les femmes et les roses,
Enivré d'une immense et pure volupté
Je poursuis sans relâche, ami, c'est la Beauté.
Ce qui m'a tant séduit dans l'Ile enchanteresse N'est pas l'attrait banal des faciles amours, L'existence d'oubli, de langueur, de paresse, Que l'indulgente main d'une bonne déesse Semble pour les humains y filer tous les jours; Non, non, c'est la beauté dont la riche nature S'est plu à revêtir ses pays préférés
Source : Gallica

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