Eugène de Fauque de Jonquières,
Poésies d'un marin
(1911)
“ Il se tut. Et soudain, sur l'horizon vermeil, Dans le ciel calme et pur, apparut le Soleil. L'astre roi s'élevant comme un heureux présage Inonda le Bosphore et tout le paysage, Le port et le palais, oeuvre de Constantin, El l'Empereur pensif des rayons du matin. Julien dans ses nerfs sentit passer un spasme D'indicible bonheur, d'orgueil, d'enthousiasme Sous les ardents baisers d'Hélios, de son dieu, El tendant ses deux mains vers le globe de feu : — Phébus ! toi l'auteur de la vie, Dont la bienfaisante chaleur Au rire, à l'amour nous convie Source de joie et de bonheur ! ”
