Résumé

Portrait de Justin Bessou Justin Bessou L'Abbé J. Bessou. Lyre et guitare (1898)

Charles, quel beau rêve.... et c'est là ton destin Car tu seras l'époux de la femme chrétienne, Coeur frère de ton coeur, âme soeur de la tienne, Avec toi s'envolant aux vastes profondeurs, Dans toutes les clartés, dans toutes les grandeurs. S'aimer, c'est se comprendre : elle saura te suivre Aux sommets de l'idée où ton rôle est de vivre, Et toi, l'homme du droit et du savant conseil, Tu lui demanderas parfois à ton réveil, Comme au bon ange à qui le Ciel se manifeste, D'éclairer ton chemin de son rayon céleste !
Source : Gallica

Portrait de Justin Bessou Justin Bessou L'Abbé J. Bessou. Lyre et guitare (1898)

Les méchants ont crié : « Blasphème et guerre à Dieu ! A bas le Christ, à bas la Croix, à bas l'Eglise ; Nous ne connaissons plus ni Jésus ni Moïse, Nous avons le 1er et le feu. »
El nous, vierge, avec loi, sous ta blanche oriflamme, Nous braverons l'enfer, et le glaive, et la flamme :
Amour et gloire au Dieu vivant ! Oh ! tu nous garderas d'avoir peur de ces hommes ! Mourons, s'il faut mourir, car la fange où nous sommes
Ne vaut pas ton Ciel triomphant.
Voyez ! voyez le char de gloire qui s'élève ! — Céleste vision qui passes dans mon rêve, Prends mon âme !
Source : Gallica

Portrait de Justin Bessou Justin Bessou L'Abbé J. Bessou. Lyre et guitare (1898)

Soit regret, souvenir, espoir, crainte ou remords, On se lève, on s'empresse à la Fête des Morts, Le coeur le plus meurtri qui ploie et qui succombe Se redresse, s'éveille à l'appel de la tombe El secoue, haletant, le linceul de l'oubli. Le seul devoir que l'homme a toujours accompli — L'homme en qui reste encore un souffle d'âme humaine — C'est d'aller tous les ans par le chemin qui mène A la terre où les morts que nous suivrons de près Dorment leur long sommeil à l'ombre des cyprès.
Source : Gallica

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