Victor Hugo,
Victor Hugo. [1], 3, Poésie: Les Chants du crépuscule…
(1835)
“ Ce tumulte confus , où nos esprits s'arrêtent, Peut-être c'est le bruit, fourmillant en tout lieu , Des ailes qui partout pour le départ s'apprêtent. Peut-être en ce moment la terre dit : adieu ! Ce tumulte confus qui frappe notre oreille , Parfois pur comme un souffle et charmant comme un luth, Peut-être c'est le bruit d'un Éden qui s'éveille. Peut-être en ce moment la terre dit : salut! Là-bas l'arbre frissonne, est-ce allégresse ou plainte ? Là-bas chante un oiseau , pleure-t-il ? a-t-il ri ? Là-bas l'Océan parle , est-ce joie ? est-ce crainte ? Là-bas l'homme murmure, est-ce un chant? ”
