Joseph Maggini

Résumé

Joseph Maggini Au souffle du rêve (1905)

Il marche vers le terme où chaque âge s'éteint, Vers la borne où chacun brise sa destinée : Voyageur d'ici-bas que la douleur étreint, Il pleure aux pieds des monts... et chaque matinée, Chaque aurore empourprant les portes d'Orient Ranime dans son sein l'angoisse de la vie ! Il marche, et sur les bords de l'horizon riant, Aucun espoir ne s'offre à son âme meurtrie !
Triste et le front courbé, penseur silencieux, Il examine l'oeuvre inhumaine du monde, Et las enfin, fixant le ciel mystérieux, Il dit : " Pourquoi ma vie est-elle vagabonde ?
Source : Gallica

Joseph Maggini Au souffle du rêve (1905)

Car son âme est un monde où règne la noblesse.
V
Revoyez la maison, la salle où le sourire Fit vibrer près de vous les cordes de ma lyre; Ouvrez le livre d'or de ce rêve vivant, O Vierge, aux yeux d'azur, étoile du Levant ! Relisez chaque page où votre âme immortelle Sema les douces fleurs de la grâce éternelle. Que les flots du Léman, expirant sur leurs bords, Murmurent de ce temps les sublimes accords, Ou qu'un souffle embaumé de la brillante aurore Caresse votre front comme un baiser de Flore, Et répète les mots qu'élevait notre coeur Vers l'extase divine et pure du bonheur.
Source : Gallica

Joseph Maggini Au souffle du rêve (1905)

O candeur, ô gaîté, lis du vierge vallon, Tête ravie, enfant, sourire de l'aurore, Bois à la coupe d'or de l'ange du pardon Et chante au sein des jours que ton âme colore. Ton front est préservé des brumes d'ici bas Et l'espace a pour toi de douces allégresses ; Pour te charmer la joie accompagne tes pas, La bouche te sourit et t'offre ses caresses ; Les rayons éternels épris de ta candeur Emerveillent ta vue au jeu de leur lumière ; Ton aube est un sourire éclatant de bonheur, Et ton souffle, un parfum que répand la prière.
Source : Gallica

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