Joseph Maggini, Au souffle du rêve (1905)
“ Il marche vers le terme où chaque âge s'éteint, Vers la borne où chacun brise sa destinée : Voyageur d'ici-bas que la douleur étreint, Il pleure aux pieds des monts... et chaque matinée, Chaque aurore empourprant les portes d'Orient Ranime dans son sein l'angoisse de la vie ! Il marche, et sur les bords de l'horizon riant, Aucun espoir ne s'offre à son âme meurtrie ! Triste et le front courbé, penseur silencieux, Il examine l'oeuvre inhumaine du monde, Et las enfin, fixant le ciel mystérieux, Il dit : " Pourquoi ma vie est-elle vagabonde ? ”
