Jean Chrysostome,
Œuvres complètes
“ L’avare a toujours faim, toujours soif. Ayons pitié de lui, mes frères, déplorons son sort. Il n’y a pas de plus cruelle maladie que cette faim incessante que les médecins nomment « boulimie » ; on a beau manger, rien ne la peut calmer. Transportez une telle maladie du corps à l’âme, quoi de plus affreux ? Or la « boulimie » de l’âme, c’est l’avarice ; plus elle se gorge d’aliments, plus elle en désire. Elle étend toujours ses souhaits au-delà de ce qu’elle possède. ”
