Polyphagie

Définition et enjeux

Portrait de Étienne Lancereaux Étienne Lancereaux,  Traité des maladies du foie et du pancréas… (1899)

“ La polydipsie, la polyurie et la polyphagie, phénomènes presque toujours en rapport avec le degré d'intensité de la glycosurie, sont, comme celle-ci, peu accentués et difficiles à déterminer. La polydipsie, toutefois, attire en général l'attention; c'est elle qui conduit à l'examen des urines et au diagnostic du diabète; la polyurie passe plus souvent inaperçue pour le malade et la polyphagie n'est considérée que comme un fort appétit, si ce n'est à une période avancée du mal, quand se manifeste un certain amaigrissement. ”
Source : Gallica

Henri Vallois,  Le diabète chez les enfants et les adolescents… (1908)

“ Heiberg et West, chacun pour un cas, ont signalé l'absence de polydipsie, mais ce sont là des exceptions qui ne peuvent s'expliquer que par une diminution de la polyurie et un diabète à symptômes très atténués.
Polyphagie. — La polyphagie est un symptôme moins constant que les précédents : c'est un effort imposé par l'organisme au tube digestif en vue de réparer les pertes incessantes de glycose et lutter contre l'émaciation qui en résulte.
”
Source : Gallica

Michel Lévy,  Traité d'hygiène publique et privée… (1862)

“ L'habitude d'une nourriture surabondante unit par Régénérer en un besoin réel, et décide la prépondérance des viseères digestifs sur les autres organes de l'économie; elle réalise alors une variété de polyphagie, et détermine à la longue, dans le tube digestif, des modifications anatomiques analogues à celles qui sont congénitales chez une certaine classe de polyphages. Celles qu'on observe le plus souvent sont l'ampliation de l'estomac et le développement considérable des valvules conniventes. ”
Source : Gallica

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