Résumé

Paul Denucé Traité clinique de l'inversion utérine… (1883)

En examinant les organes génitaux, je vis qu'il s'écoulait de la vulve un liquide sanieux et fétide ; l'abdomen était extrêmement douloureux à la pression. L'introduction du doigt dans le vagin fit sentir tout à l'entrée une tumeur arrondie qui ne pouvait s'expliquer que par un renversement de l'utérus. Elle était d'une consistance molle, de la grosseur d'une orange,et présentait circulairement à sa partie supérieure, plus étroite, un bourrelet dur au toucher, qui, comme un anneau fibreux, divisait le fond de l'utérus en deux portions, l'une en deçà, l'autre au delà de l'orifice du col.
Source : Gallica

Paul Denucé Traité clinique de l'inversion utérine… (1883)

ABLATION DE L'UTÉRUS.
Cette observation est incomplète. Elle ne donne pas l'issue de la maladie. Elle est silencieuse sur la nature de la tumeur, elle manque enfin de tous les détails qui pourraient lui donner de l'authenticité. La marche de l'affection, l'absence de douleur vive au moment de la ligature, l'âge de la malade, l'apparition tardive de la tumeur, laissent dans l'esprit l'idée de l'existence d'un polype, soit seul, soit compliqué d'inversion (1) .
Source : Gallica

Paul Denucé Traité clinique de l'inversion utérine… (1883)

I. Inversions récentes.— C'est dans la période puerpérale, et surtout au moment de l'accouchement, que l'hémorrhagie offre le plus de danger. Elle est quelquefois formidable. C'est dans ces circonstances que le chirurgien doit s'armer de toute sa fermeté, et de tout son sang-froid. D'une main il doit saisir l'aorte abdominale et de l'autre l'utérus lui-même, le repousser doucement, pour opposer une barrière aux efforts d'expulsion auxquels il obéit, le comprimer, le pétrir dans les doigts pour activer sa contraction et amener le retrait musculaire qui obture les vaisseaux.
Source : Gallica

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