Examen vaginal

Définition et enjeux

Frédéric Labadie-Lagrave Traité médico-chirurgical de gynécologie (1898)

Pour le diagnostic des corps étrangers du vagin, il n'y a jamais à tenir compte des commémoratifs ou des aveux de la malade, qui font toujours défaut.
L'examen peut lui-même induire en erreur : au toucher vaginal, on sent des indurations, des végétations friables, qui donnent l'impression d'un cancer, d'autant plus que les sécrétions muco-purulentes sont abondantes et fétides. Nous avons eu deux fois au moins celte impression chez des malades, dont l'une avait un pessaire, et l'autre une éponge au fond du vagin depuis plusieurs années.
Source : Gallica

Portrait de Octave Terrillon Octave Terrillon Salpingites et ovarites (1891)

Exploration vaginale. — Après l'interrogatoire qui permet déjà d'avoir quelques notions exactes, sur les phénomènes douloureux éprouvés par la malade et sur leur localisation, sur les accidents qu'elle a éprouvés du côté de l'abdomen, enfin sur le début de la maladie, il reste à faire un examen méthodique qui permette d'établir la réalité de la lésion.
Nous n'avons, pour reconnaître les signes physiques, que deux moyens d'exploration, l'un, le toucher vaginal, qui va directement reconnaître le col utérin et l'état des culs-de-sac vaginaux
Source : Gallica

Charles Maygrier Étude médico-légale sur l'avortement… (1910)

Or, pendant les deux ou trois premiers mois, le diagnostic de la grossesse est toujours difficile, souvent impossible. L'interrogatoire'de la femme permet de noter les troubles survenus d'ordinaire dans la menstruation, assez fréquemment l'existence de nausées, de vomissements, etc. L'examen direct des seins peut aussi dans quelques cas faire reconnaître certaines modifications survenues dans ces organes. Le toucher vaginal, combiné avec le palper abdominal, permet parfois de constater l'augmentation de volume de l'utérus.
Source : Gallica

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