Étienne Tarnier,
De l'Asepsie et de l'antisepsie en obstétrique…
(1894)
“ On procède à petits coups, de proche en proche, à peu près comme pour enlever la peau d'une orange, ou comme fait le chirurgien qui veut énucléer une tumeur avec ses doigts : le placenta crie alors sous le doigt de l'accoucheur, comme la tumeur crie sous celui du chirurgien. On décolle sans hâte, sans effort, en prenant tout le temps de bien faire, et de se rendre compte des progrès du décollement. Lorsque celui-ci est achevé, c'est-à-dire quand le placenta est libre dans l'utérus, et qu'on ne rencontre plus d'adhérences, on saisit le délivre à pleine main et on l'entraîne au dehors. ”
