Résumé

Eugène Ravon La fièvre du travail dans l'accouchement (1899)

« on peut affirmer que tout cas de fièvre puerpérale est le résultat d’une faute, d’une omission dans les précautions et les soins, commises par l'accoucheur, la sage-femme, qui ont présidé à l’accouchement ou le personnel chargé de donner ses soins à l’accouchée. » Pour la fièvre du travail on ne peut admettre pareille accusation : dans nombre de cas l’accoucheur voit pour la première fois la femme au moment du travail et n’est pas responsable de la fièvre qui existe ou qui va se manifester bientôt ; il faut penser au pénis du mari comme agent vecteur des germes.
Source : Gallica

Eugène Ravon La fièvre du travail dans l'accouchement (1899)

Mais si la femme n’est touchée qu’au moment du travail — puisque nous admettons l’existence d’une période d’incubation, ce ne peut être le doigt de l’accoucheur qui a transporté les germes qui manifestent leur présence quelques heures après ce toucher; si ce doigt a porté des microbes, ils n’ont pas encore eu le temps d’agir — nous devons incriminer un autre agent vecteur, c’est le pénis du mari ; en ville, plus encore qu’à l’hôpital, le mari pouvant avoir des rapports avec sa femme jusqu’au dernier jour.
Source : Gallica

Eugène Ravon La fièvre du travail dans l'accouchement (1899)

Il est doue logique de penser que'dans la fièvre du travail il y a une période d’incubation qui précède l’apparition de la fièvre et que cette incubation a une durée sensiblement pareille à celle de la septicémie du postpartum : un à trois jours.
Cette opinion n’est d’ailleurs pas en désaccord avec les processus de contamination que nous venons d’étudier. Si la femme a été examinée avant le travail,
on peut penser que l'accoucheur a infecté sa patiente à ce moment-là.
Source : Gallica

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