Résumé

Victor Jamin Position genu-pectorale en obstétrique (1896)

Ludwig' regarde la posture à genoux, le corps penché en avant, comme facilitant l’expulsion et ménageant le périnée. Le soin avec lequel les femmes non civilisées évitent le décubitus dorsal à la fin du travail démontre, selon lui, que c’est la posture qui laisse le plus à désirer dans les cas ordinaires.
Le décubitus dorsal non seulement n’est pas naturel, mais est le plus désavantageux ; c’est la posture qui, plus que toutes les autres annihile l’action de la pesanteur, supprime l’action des muscles abdominaux et laisse le muscle utérin presque sans secours pour effectuer l’expulsion.
Source : Gallica

Victor Jamin Position genu-pectorale en obstétrique (1896)

Il semble que l’occiput va se dégager, il est, en effet, tout près de l’arcade et malgré l’intensité et la fréquence des douleurs, la tète reste au même niveau, fixe et immobile, laissant quelquefois apercevoir à travers la vulve entr’ouverte une surface de plusieurs centimètres carrés.
Si l’on fait prendre la position genu-pectorale, on voit la plupart du temps les douleurs se réveiller, la malade soulagée reprendre courage et pousser avec énergie, tant et si bien que l’occiput descend généralement, à la suite d’une ou deux douleurs; le sous-occiput se fixe et le dégagement s’opère.
Source : Gallica

Victor Jamin Position genu-pectorale en obstétrique (1896)

A dix heures et demie, la tète ne progresse plus, la protubérance occipitale bute contre la symphyse, le périnée antérieur menace de se rompre, parce que la tête tend à se défléchir en se dégageant. On place alors la malade en position genu-pectorale et à la troisième douleur la protubérance occipitale est dégagée, le périnée se distend d’une façon normale. On fait reprendre à la malade le décubitus et le dégagement se fait à l’aide de la manoeuvre de Ritgen sans déchirures du périnée.
Source : Gallica

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