Eugénie de Guérin,
Journal
(1934)
“ Ainsi chaque jour perdons-nous quelque jouissance. Je veux mettre ma colombe sous un rosier de la terrasse. Il me semble qu'elle sera bien là, et que son âme (si âme il y a) reposera doucement dans ce nid sous les fleurs. Je crois assez à l'âme des bêtes, et je voudrais même qu'il y eût un petit Paradis pour les bonnes et les douces, comme les tourterelles, les chiens, les agneaux. Mais que faire des loups et autre méchante espèce P Les damner, cela m'embarrasse. L'enfer ne punit que l'injustice et quelle injustice commet le loup qui mange l'agneau ? ”
