Jean-Baptiste-Antoine Georgette Dubuisson La Boulaye

Résumé

Jean-Baptiste-Antoine Georgette Dubuisson La Boulaye Fables et poésies diverses (1857)

Console-toi, des infidèles L'espoir affreux est confondu; Et par toi, dès ce jour, sur ces plages cruelles Où l'esclavage avait vécu, La liberté déploie, en souriant, les ailes, La Croix triomphe et l'enfer est vaincu.
MON ERMITAGE.
Dans mon printemps, Léger, frivole, Paris long-temps Fut mon idole.
J'aimais ses bruits, Ses longues nuits Où la jeunesse, Sans se lasser, Va dépenser Sa folle ivresse ; Mais pour le cœur Qu'est cette vie, Jamais suivie D'un vrai bonheur; Où bientôt lasse L'amitié passe Sans nul retour, Où l'amour même, Ce bien suprême, Ne vit qu'un jour?
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Antoine Georgette Dubuisson La Boulaye Fables et poésies diverses (1857)

Puis, quand vient à souffler la bise de décembre, Combien grandit l'honneur de la robe de chambre, Où sous le chaud tissu de sa molle toison, On se rit des rigueurs de l'horrible saison.
Là, dans un bon voltaire et les pieds sur la braise, On peut lire, causer, réfléchir à son aise.
Un seul regret se mêle au plaisir qu'on ressent; C'est la pitié pour le passant, Qui hors de son logis se trouvant à cette heure, Regagne en grelottant sa lointaine demeure.
Ah ! sans doute on le plaint; mais dans le fond du cœur, Des loisirs que l'on goûte on sent mieux la douceur.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Antoine Georgette Dubuisson La Boulaye Fables et poésies diverses (1857)

Où trouver, en effet, de mal si redoutable Qui soit pour elle insurmontable Et que son cœur n'ait deviné?
Par elle à végéter en naissant condamné, Le sourd-muet entend et peut se faire entendre, Et l'art venant en aide à son zèle obstiné, Le boiteux se redresse, et chez l'aveugle-né Un sens nouveau s'éveille et le jour va descendre. 2 Guerriers qui du combat sortîtes mutilés, 3 Indigents que la lièvre en vos gîtes consume, Vous tous qui dévorez le pain de l'amertume, Troupe immense des désolés, Ah ! la charité veille et sa main va s'étendre Pour essuyer les pleurs qu'elle vous voit répandre
Source : Gallica

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