Narcisse-Achille de Salvandy,
Islaor, ou Le barde chrétien , nouvelle gauloise…
(1824)
“ Leurs corps sanglans roulèrent sur la pointe des rescifs jusqu'au fond de l'abîme. La mer les reçut en gémissant, et, les entraînant vers la plage, les porta aux pieds d'Islaor et d'Aurinie. Aurinie frémit d'horreur. Elle se réfugia tremblante dans le sein de son époux qui attacha sur elle un regard attendri. La terreur est dans les femmes un charme de plus. Heureux et fiers de prêter des forces contre la crainte à celles qui savent si bien nous en donner contre la douleur, notre tendresse trouve dans cet échange encore plus de jouissances que notre orgueil. ”
