Collectif

Résumé

Collectif,  Vers et Prose

“ Elle ne sait si elle aime ce qu’elle embrasse, ni si même elle en aime la douleur. La mer monte, et les rocs de bronze, cachant un profond frissonnement, penchent.
Puissance prodigieuse d’Hélène, don de Tantale : dans l’amour qu’Hélène inspire, il y a un ardent désir du corps pour l’âme, et un désir égal de l’âme pour le corps. Ainsi le désir d’Hélène est éternel dans l’homme. Sa chair ne désire pas tant la chair de la déesse, qu’il ne brûle, en saisissant la chair, d’embrasser l’âme même du désir, qui est l’âme de cette femme.
”
Source : Wikisource

Collectif,  Vers et Prose

“ Tu n’es plus qu’une femme.
Pâris t’envoie un message : Ma vie est perdue. Quoi de plus affreux que de se dire : ma vie est perdue ? — Elle est perdue, Hélène ! Et toi aussi, ma beauté : tu t’en vas, tu descends la pente : tu touches à ta perte.
La lampe ovale de la lune est haute dans le ciel. En vérité, le fond de la mer se révèle. L’écaille noire de l’océan laisse couler son silencieux trésor de perles. Et les rocs s’enfoncent, à l’ancre de la nuit.
”
Source : Wikisource

Collectif,  Vers et Prose

“ Selon les cœurs, cette vie se dissout en tendresse arrière, pitié sanglante, brou de haine ou de dégoût.
Quand une femme se dit trop qu’elle aime, elle met autant d’amour à torturer un homme qu’à le servir : pour le soigner, elle voudrait qu’il fût malade. Vœu qui reste rarement sans effet. Une femme s’excuse ainsi du mal qu’elle fait, par l’amour qui le lui fait faire.
Rien n’est donc plus terrible dans une femme qu’un amour qui se complaît en lui-même, qui se vante de sa force et s’assure trop de n’avoir point d’égal. Un tel amour peut avoir les mêmes violences que la haine.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature