Résumé

Gabriel-Ursin Trumeau Eloge funèbre de M. l'abbé Prudence-Séraphin-Barthélémi Girard… (1868)

D'autre part, il y a dans la mort des héros chrétiens quelque chose de si beau, si glorieux, si digne d'envie, que je craindrais d'insulter à la divine Providence en lui demandant pourquoi elle a pris en pleine floraison une vie déjà si féconde, et qui n'attendait qu'un ordre d'en haut pour verser en plus grande abondance encore, sur un peuple ignorant et cruel, les plus précieuses clartés de l'Evangile. Dieu, qui dispense à l'arbre sa mesure de sève, compte aussi à l'ouvrier ses heures de travail.
Source : Gallica

Gabriel-Ursin Trumeau Eloge funèbre de M. l'abbé Prudence-Séraphin-Barthélémi Girard… (1868)

La vocation est un attrait puissant qui, le plus ordinairement, s'éveille dès le bas âge, grandit et se fortifie avec les années. Et quand elle s'est creusé un lit dans une âme droite et forte, elle n'en sort plus ; la grâce de Dieu l'y enchaîne jusqu'au jour où elle doit prendre son essor.
(1) Ps. XXXIX.
(2) PS. LVI.
(3) Apoc., XIV.
A peine âgé de quatre ans, le petit Séraphin Girard songe au sacerdoce : on dirait qu'il sent pousser dans son âme ces ailes divines qui l'élèveront si haut et le porteront si loin.
Source : Gallica

Gabriel-Ursin Trumeau Eloge funèbre de M. l'abbé Prudence-Séraphin-Barthélémi Girard… (1868)

Je me demande à qui reviennent de droit la vie et la mort de Monsieur Girard ; à la France ou au Japon ? A Henrichemont ou bien à Yokohama? Soyons justes ; cette vie et cette mort nous appartiennent tout entières, comme elles appartiennent tout entières au Japon. Ici, je vois un berceau; là-bas, j'aperçois une tombe ; ici, je vois un cœur qui s'immole ; là-bas un coeur qui se dévoue
Source : Gallica

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