Fortuné Nancey, Fables et poésies diverses (1852)
“ Car dans l'étroit réduit, ou la cour le confine, S'il souffre, on ne veut point que ce soit par famine. Soudain, un bruit nouveau surprend le prisonnier; Son cœur en a frémi ; car il rêvait géôlier. De la ronde pour lui, va-t-il avancer l'heure ? Vain espoir; il écoute, en sa triste demeure, Seul, avec le silence, il voit rentrer l'ennui. Mais prodige nouveau ; qui donc a près de lui Du vase, que sa main avait pris soin de clore, Rejetté le couvercle? Oh ! s'il en doute encore, Bientôt sur un tel fait, son esprit pénétrant, Ne le laissera plus questionneur ignorant. ”
