Fortuné Nancey

Élements biographiques

Fortuné Nancey Fables et poésies diverses (1852)

Car dans l'étroit réduit, ou la cour le confine, S'il souffre, on ne veut point que ce soit par famine.
Soudain, un bruit nouveau surprend le prisonnier; Son cœur en a frémi ; car il rêvait géôlier.
De la ronde pour lui, va-t-il avancer l'heure ?
Vain espoir; il écoute, en sa triste demeure, Seul, avec le silence, il voit rentrer l'ennui.
Mais prodige nouveau ; qui donc a près de lui Du vase, que sa main avait pris soin de clore, Rejetté le couvercle? Oh ! s'il en doute encore, Bientôt sur un tel fait, son esprit pénétrant, Ne le laissera plus questionneur ignorant.
Source : Gallica

Fortuné Nancey Fables et poésies diverses (1852)

Ni ces regrets touchants, ni cette voix amie Ne tarirent tes pleurs, Et ton âme, à jamais dans la peine endormie Conserva ses douleurs.
Hélas 1 et je le sens, moi que dans sa colère Dieu sans doute a frappé ; Moi, qui vis maintenant avec un cœur de père Dans les larmes trempé.
C'est qu'il est des chagrins, que la raison a peine A vaincre, à secouer, Des coups contre lesquels toute la force humaine.
Hélas! vient échouer.
Quand l'être qu'on a vu de jour en jour descendre, Dans la tombe s'endort, Quel autre espoir nous reste; hélas! qui peut nous Ce que nous prend la mort?
Source : Gallica

Fortuné Nancey Fables et poésies diverses (1852)

C'était à perdre tout espoir.
Il n'est plus qu'un moyen, dit-il, C'est qu'un faux frère Se faufile dans leur manoir, Et que là, perfide émissaire, Il sache les tromper si bien, Que renonçant à sa prudence, Et des chats ne craignant plus rien, Le peuple entier sorte en toute assurance.
Une mouche dans ce moment Vient à passer, et son bourdonnement, Pour cette fois plait fort à son oreille; Il y songe, l'appelle, expose son tourment, Lui donne du comptant et lui promet merveille; C'est un service à rendre et peut-on hésiter,
Quand pour la bonne cause on se voit acheter.
Source : Gallica

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