Théodore Lorin, Fables (1850)
“ Un renard, dis-je, atteint de certain mal Qui le faisait trembler pour sa coupable vie, Avait fait vœu, s'il pouvait réchapper, De s'amender, et de ne s'occuper, Jusqu'à sa mort que d'oeuvre pie. « Oui, dit-il, convertissons-nous : Du ciel désarmons le courroux. C'en est fait, je renonce au meurtre, à la rapine ; Aux dépens de la gent géline Je n'assouvirai plus mon appétit glouton, Et je ne croquerai ni poule, ni chapon. » Par malheur, au moment où la grâce divine Opérait sur notre larron, Dans une basse-cour voisine, Il entend le coquerico D'un jeune coq : voilà ses serments à vau-l'eau. ”
