Injection intra-utérine

Définition et enjeux

Portrait de Étienne Tarnier Étienne Tarnier,  De l'Asepsie et de l'antisepsie en obstétrique… (1894)

“ Avantages et inconvénients de l'injection intra-utérine consécutive à la délivrance. — Les injections intra-utérines, faites immédiatement après la délivrance, offrent deux avantages. Tout d'abord, elles assurent l'antisepsie de la cavité utérine, car elles portent jusque dans l'utérus une substance microbicide; de plus, le courant liquide entraîne les caillots qui, en séjournant dans la matrice, pourraient servir de terrain de culture aux micro-organismes. Ces injections doivent donc être regardées comme constituant un traitement prophylactique très puissant de la fièvre puerpérale. ”
Source : Gallica

Albert Robin,  Gynécologie médicale : traitement des maladies des femmes (1900)

“ Elles ne constituent pas une médication tout à fait inoffensive et nous voyons un auteur comme LANDAU proscrire presque la seringue intra-utérine. On a eu à déplorer des cas de mort ; d'autres fois ce sont des complications annexielles ou péritonéales redoutables qui ont subitement éclaté. Evidemment on peut toujours incriminer une faute de technique opératoire ; il n'en résulte pas moins que l'injection intra-utérine de topiques actifs a beaucoup plus de gravité qu'un badigeonnage, ou que l'application d'une gaze antiseptique ; elle a aussi, convenons-en, beaucoup plus d'efficacité. ”
Source : Gallica

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