Félix-Marie Lejars

Résumé

Félix-Marie Lejars Traité de chirurgie d'urgence (1899)

II PLAIES DU PÉRICARDE ET DU COEUR
Ce sont là, en somme, des traumatismes rares, et plus rares encore sont les occasions d'une intervention efficace.
De fait, le siège de la plaie à la région précordiale est loin de témoigner toujours d'une lésion péricardique ou cardiaque ; que de coups de revolver, tirés au coeur, dans les tentatives de suicide, ne sont suivis que d'un peu d'emphysème localisé, d'un léger épanchement, de quelques accidents fugaces !
Lorsque le coeur est atteint, la mort est souvent si rapide, qu'il n'y a « rien à faire » et que le temps manque pour rien tenter.
Source : Gallica

Félix-Marie Lejars Traité de chirurgie d'urgence (1899)

Si la pénétration est avérée, disons-nous ; pour s'en assurer, dans les cas douteux, on n'aura jamais recours au stylet, à la sonde cannelée et même au doigt, à toutes ces explorations timides, incomplètes, dangereuses, dont l'emploi est longtemps resté classique. Devant une plaie de l'abdomen, comme devant une plaie du crâne, il y a une méthode rationnelle d'examen, dont on ne devra jamais se départir.
Source : Gallica

Félix-Marie Lejars Traité de chirurgie d'urgence (1899)

Un homme (c'est un blessé de la Pitié) vient de tomber d'un troisième étage : il est dans le coma, la respiration stertoreuse, les quatre membres inertes, les pupilles dilatées. Une large plaie décollée occupe le vertex et la tempe droite : fragments multiples et chevauchés, grosse crépitation de toute la voûte; par une large fissure, au vertex, du sang rouge coule en nappe profuse, inonde le premier pansement, l'oreiller, les draps, traverse en quelques instants un gros tampon compresseur.
Source : Gallica

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