A Millot

Résumé

A Millot,  Technique chirurgicale (1897)

“ Souvent on tombe sur le placenta : on le perfore avec les doigts, sans se préoccuper du sang et on le déchire aussi loin qu'il est nécessaire pour permettre l'extraction de l'enfant. On bourre, s'il vient encore du sang, la cavité utérine de compresses stérilisées, on extrait le délivre, et l'on pratique la suture de l'utérus comme une suture intestinale, à la soie, en prenant soin de réaliser un affrontement parfait de la séreuse.
Ce dernier artifice, auquel sont dus les succès actuels de l'opération Césarienne, a été imaginé par Sänger.
”
Source : Gallica

A Millot,  Technique chirurgicale (1897)

“ L'hémostase des grosses artères est toujours facile.
L'extirpation rapide des néoplasmes est ainsi beaucoup plus sûre que les procédés de lenteur et de circonspection, où l'abondance de l'hémorragie et l'attrition des tissus viennent aggraver le choc opératoire.
Opérer vite ne signifie pas « opérer avec témérité ». L'ablation rapide d'un néoplasme, en réduisant au minimum les manoeuvres d'hémostase, atténue proportionnellement le choc opératoire. Dès que la tumeur est enlevée, on pince et on lie ce qui saigne. L'hémorragie est en général si faible qu'un petit nombre de ligatures suffisent.
”
Source : Gallica

A Millot,  Technique chirurgicale (1897)

“ Il est temps que l'on sache que le premier venu ne peut s'improviser chirurgien.
Il ne suffit pas, pour opérer, de savoir manier plus ou moins adroitement quelques douzaines de pinces hémostatiques.
Cette folie de la forcipressure a fait à la chirurgie un tort immense, en encourageant des centaines de médecins dépourvus des qualités requises à entreprendre des opérations qu'ils sont incapables de mener à bien.
Prenons pour exemple l'hystérectomie vaginale par morcellement.
”
Source : Gallica

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