Bichlorure de mercure

Définition et enjeux

Alphonse Chevallier Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires… (1850-1852)

Le bichlorure de mercure ou deutochlorure de mercure, sublimé corrosif, muriate oxygéné de mercure, est blanc satiné, inodore, d'une structure cristalline; sa saveur est excessivement âcre et désagréable ; il excite la salivation ; sa densité est de 5,42, d'après Boullay. C'est un poison des plus énergiques ; il est plus volatil que le protochlorure ; il est soluble dans l'eau, plus soluble dans l'alcool et l'éther.
Source : Gallica

Louis Mialhe Chimie appliquée à la physiologie et à la thérapeutique… (1856)

On n'a cessé de professer et d'écrire, jusqu'en ces derniers temps, qu'un grand nombre de matières organiques, extractives et autres, exercent sur le bichlorure de mercure une action décomposante des plus complètes, puisqu'elles le transforment, a-t-on dit, en protochlorure de mercure, et souvent même eh mercure métallique.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Tarnier Étienne Tarnier De l'Asepsie et de l'antisepsie en obstétrique… (1894)

Le bichlorure de mercure est donc le plus puissant des microbicides en présence du vibrion septique. Ce n'est pas à dire pour cela qu'il faille l'employer au lit du malade pour combattre l'infection putride ; voici pourquoi : Les dangers d'intoxication avec les sels mercuriels, redoutables surtout à la suite des injections intra-utérines, obligent à faire suivre chaque injection d'un lavage avec un liquide presque indifférent, qui a pour but d'entraîner l'antiseptique resté libre dans la cavité utérine.
Source : Gallica

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