Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ Tous les prodiges, dont le récit même épouvante, se voient dans ce lieu ; des morts s’y promènent sortis de leurs vieux tombeaux, et des monstres d’une grandeur inconnue s’y font voir. Souvent même la forêt brille de mille feux, et les arbres gigantesques s’enflamment d’eux-mêmes. Le bois retentit parfois d’un triple aboiement, et des spectres plus grands que nature jettent la terreur dans le palais. Le jour même ne rend pas ce lieu moins horrible : il a une nuit qui lui est propre, et les fantômes de l’enfer s’y promènent à la lumière du soleil. ”
