Amédée de Ponthieu

Élements biographiques

Amédée de Ponthieu Légendes du vieux Paris (1867)

Cette orgueilleuse enseigne blessa l'amour-propre de ses concurrents, et, de toutes parts, s'éleva un concert de réclamations et de cris qui monta jusqu'au paradis.
Le bon Dieu, entendant un tel tapage, mit le nez à la fenêtre de son beau ciel bleu peur voir s'il n'y avait pas quelque révolution dans le pays des Francs. Ses regards tombèrent justement sur Limoges et virent la fameuse enseigne.
L'orgueil est le plus grand des péchés capitaux, c'est lui qui fit d'un ange un diable, et par conséquent un de ceux qui déplaisent le plus à Dieu. Le Père éternel fut grandement courroucé.
Source : Gallica

Amédée de Ponthieu Légendes du vieux Paris (1867)

« Dans quelques siècles, tous ces gros volumes d'histoire feuilletés par les savants, seront réduits en poussière, parce qu'ils n'ont pas été inspirés par le souffle national, tandis que la légende vivra toujours. L'histoire périra parce qu'elle est partielle; la légende sera éternelle, parce qu'elle est juste et vraie. »
» C'est par les sentiers fleuris des récits légendaires qu'on pénètre jusqu'à l'âme du peuple; avec les traditions nous nous asseyons à la veillée, au foyer du paysan de France, nous causons avec lui à cœur ouvert.
Source : Gallica

Amédée de Ponthieu Légendes du vieux Paris (1867)

Quand tous les embellissements projetés seront terminés, la Cité ne renfermera plus que des établissements publics. C'est le navire de la vieille Lutèce qui sombre dans le cataclisme des démolitions. Il ne restera debout que les grands mâts : les tours de Notre-Dame, la flèche pointue de la Sainte-Chapelle, et les tours du Châtelet, respectées par le soufle de la tempête municipale; et nous autres, chroniqueurs, nous nous attachons aux débris échappés au grand naufrage, et qui flottent encore pour en raconter une dernière fois, en guise d'oraison funèbre, l'histoire ou la légende.
Source : Gallica

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