Léon Taste

Résumé

Léon Taste Inversion utérine (1897)

Au moment où se produit l’inversion, la femme sent dans l’abdomen une douleur déchirante lui donnant l’idée qu’on arrache ses entrailles, et qui est souvent le prélude d’une péritonite mortelle. En même temps apparaît une hémorrhagie parfois foudroyante, et il se produit une sorte de stupeur comme celle qu’on observe à la suite des grands traumatismes et qu’on désigne sous le nom de choc.
Si la réduction n’a pas été opérée, l’irréductibilité se fait peu à peu par le travail d’involution de l’utérus.
Source : Gallica

Léon Taste Inversion utérine (1897)

La souplesse plus grande, la couleur plus foncée du tissu utérin, son degré de consistance ne sont que de faibles indices. L’ensemble de la tumeur a bien une forme en bissac, mais ce n’est pas toujours très net. Il est des cas où le diagnostic est impossible, comme on en peut juger par les observations de W. Hunter, A. Petit, Clarke, Jobert de Lamballe, Velpeau, Lefort, Gosselin, Barnes... Et si quelque chirurgien de l’avenir venait à commettre une erreur de diagnostic, il pourrait se rappeler, comme consolation, qu’il est en bonne et illustre compagnie.
Source : Gallica

Léon Taste Inversion utérine (1897)

Elle permet de se rendre compte, par la vue et par le toucher, de l’état des organes du petit bassin, de s’assurer du degré de constriction du col et de savoir exactement s’il y a des adhérences et d’en apprécier la forme et l’étendue. Dans ce procédé on agit au grand jour; il permet au chirurgien de tenir une conduite rationnelle et telle que le comportent les circonstances. Puisque le danger n’est pas plus grand, pourquoi repousser une opération qui est plus facile, qui fournit au chirurgien des connaissances précises et nettes, lui donne plus d’assurance?
Source : Gallica

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