Ernest Lecorché

Résumé

Ernest Lecorché Du Diabète sucré chez la femme… (1886)

Sauf la glycosurie, qui est la caractéristique nécessaire de la maladie, aucun symptôme n'est plus constant dans le diabète que l'amaigrissement. On l'observe bien plus souvent que la polydipsie, qui est parfois à peine marquée, bien plus souvent que la polyurie, qui peut faire défaut, bien plus souvent que la polyphagie, qui manque dans la généralité des cas. A lui seul, il peut donner l'éveil, provoquer les recherches et amener la découverte du diabète. Sur nos cent quatorze observations nous voyons trente-neuf fois l'amaigrissement noté d'une manière précise.
Source : Gallica

Ernest Lecorché Du Diabète sucré chez la femme… (1886)

Il n'est pas formé en plus grande quantité chez les diabétiques que chez l'homme sain; il est seulement moins complètement assimilé. Le diabète est d'autant plus intense que la nutrition est plus ralentie et l'oxydation moins parfaite; qu'on augmente la combustion et on supprime le diabète.
Pour les autres, si le sucre apparaît dans l'urine, c'est qu'il est formé en excès dans le foie; si l'économie est impuissante à brûler tout le sucre en circulation, c'est que la force de dissociation des cellules organiques est limitée et que la production glycogénique l'emporte sur la consommation.
Source : Gallica

Ernest Lecorché Du Diabète sucré chez la femme… (1886)

A une époque avancée, le maximum s'observe au contraire dans l'urine du jour, en particulier chez les malades dont l'épuisement est manifeste et la cachexie imminente.
Ces différences que présente le maximum d'élimination de l'urée chez les diabétiques examinées à deux époques très distinctes de la maladie, semblent indiquer que la cause de l'azoturie n'est pas le même dans les deux cas, car la modification apportée par le diabète au rythme de l'élimination de l'urine ou plutôt de sa sécrétion persiste à toutes les époques de la maladie.
Source : Gallica

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