Ernest Lecorché

Résumé

Ernest Lecorché Traitement du diabète sucré (18..)

L'opium mérite bien réellement la faveur qu'on lui a toujours attribuée dans le traitement du diabète. Très rapidement, il atténue la boulimie, la soif et la polyurie; il fait baisser la glycosurie et en même temps ramène à la normale l'excrétion de l'urée; il favorise le retour de l'embonpoint. On pourrait même, en poussant très haut les doses d'opium, comme faisaient Kratschmer, Tomasini et d'autres, obtenir la disparition complète du sucre. Cette disparition de la glycosurie n'est pas, il est vrai, définitive ; le sucre reparaît quand on cesse complètement l'usage du médicament.
Source : Gallica

Ernest Lecorché Traitement du diabète sucré (18..)

Pour le lait, si on veut imposer un régime très sévère, on doit l'exclure, à moins qu'on ne constate directement que le diabétique brûle complètement la lactose, comme Kulz l'a montré pour certains de ces malades. Mais, dans le régime mitigé qui convient à l'immense majorité des diabétiques, ce n'est pas un aliment à interdire, à condition qu'il ne soit pas pris en trop grande quantité, abstraction faite, bien entendu, du régime lacté exclusif sur lequel nous nous sommes déjà expliqué. Un demi-litre de lait par jour ne paraît pas augmenter la glycosurie.
Source : Gallica

Ernest Lecorché Traitement du diabète sucré (18..)

C'est ce qui avait conduit les anciens à faire de l'albuminurie un indice de la guérison du diabète. La glycosurie et la polyurie peuvent, en effet, disparaitre sous l'influence de la lésion rénale et en ce sens, si l'on veut, le diabète est guéri. « Mais, loin d'ètre un indice favorable, cette disparition du sucre est du plus mauvais augure; la persistance de l'albuminurie, en pareil cas, est généralement fatale, et l'on peut dire que si le diabète est guéri, le diabétique est perdu » (LECORCHÉ et TALAMON) .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature